All's fair at the fair, un cartoon Art Deco

13 décembre 2019

Pour mon travail (autour de la musique), je suis tombé sur ce dessin animé américain de 1938, que l'on appelle là-bas un cartoon, qui se passe dans une fair, une exposition internationale (world fair). La musique est passionnante mais ce qui a retenu mon attention avant tout, c'est l'utilisation de l'architecture moderne et Art Déco.

Si vous avez huit minutes devant vous, je vous laisse regarder ce dessin animé, seul ou en famille.



Histoire

Je remets les choses dans leur contexte. Un couple habitant la campagne débarque en calèche au beau milieu d'une exposition internationale, dont le but est de vendre de la modernité, du rêve. Le couple, un peu surpris, est avant tout ébloui par tant de modernité. Et les voilà en train d'observer les robots-valets puis les robots-ouvriers, puis de se faire choyer par les robots-coiffeurs et les robots-barbiers avant d'être divertis par des robots-musiciens et des robots-danseurs.


L'architecture

Les dessinateurs se sont imposé un travail préparatoire très poussé et je dois dire que tout est crédible et fonctionne à merveille. La ville, pour commencer, de jour comme de nuit, respire la modernité et même un peu au delà : le futurisme.



À l'intérieur de la ville, l'architecture et les ornements rappellent ce que l'on connaît de plus moderne pour la fin des années 30.




Et puisqu'il est question de musique, comme dans tous les dessins animés de cette époque, nous voici bientôt dans un dancing, où la musique est également automatisée.



Esprit

En regardant ce cartoon, je me suis posé la question : « Est-ce du second degré ? Se moque-t-on ici de la modernité ? » ou en d'autres termes : « Est-ce que c'est du lard ou du cochon ? » Et j'attendais le moment où les robots allaient faire n'importe quoi, où la modernité allait tourner au fiasco, renvoyant directement le couple de gens simples dans leur campagne natale. Mais ce moment n'est jamais arrivé : les robots font le job, ne sont jamais défaillants et le couple passe ainsi une journée merveilleuse et se laisse convaincre de repartir dans un bolide motorisé et non plus avec leur cheval. La voiture leur est même fournie par un distributeur automatique.


Loin d'être perçue du côté comique, la glorification de la technologie devient même de la propagande, ce qui rend l'ensemble médiocre et sans grand intérêt. Et pourtant le travail sur l'architecture est sans égal dans le monde du dessin animé court-métrage.

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