L'hôtel de ville de Villeurbanne

24 septembre 2016

L'hôtel de ville de Villeurbanne, dans la banlieue de Lyon, dans le Rhône (69), termine l'avenue Henri Barbusse, qui accueille un ensemble de gratte-ciel, qui feront l'objet d'un article à part. Il fait partie d'un ensemble architectural cohérent, décidé par le maire socialiste de la ville, Lazare Goujon, dès les années 20. Le projet prendra fin en 1934, après deux mois et demi d'ouvrage seulement ; on peut parler de délais très courts, au vu de l'ampleur de la tâche.


Architecture

Le projet est mis en oeuvre par l'architecte Robert Giroud, vainqueur du concours. Dans un premier dessin, celui-ci proposait un porche central ouvert, coupant le bâtiment en deux, pour une meilleure circulation des véhicules sur l'avenue. La municipalité craignant des problèmes de communication avec ce bâtiment en deux parties demanda à l'architecte de remanier ses plans pour arriver à la forme que l'on connaît aujourd'hui.

L'hôtel de ville est réalisé en béton armé, sur une surface de 1600 m2, rectangulaire. Il s’élève sur trois étages surmontés d’un beffroi carré de 65 m de hauteur.


L'ornementation

La porte est une ferronnerie très simple, sans motif, si ce n'est un quadrillage, des lignes verticales et horizontales.

À intervalles réguliers, des contre-forts (on pourrait aussi voir des pilastres) aux motifs cannelés viennent s'appuyer contre la façade. Ils n'ont pas de rôle dans la structure ; ils sont uniquement décoratifs, sauf peut-être pour soutenir l'entablement de la terrasse du beffroi.


Le beffroi

Le beffroi s'élève à 65 mètres du sol, ce qui n'a pas manqué de faire jaser, à l'époque de la construction, les adversaires du maire socialiste qui craignirent une affirmation un peu trop « bolchevique » du pouvoir, d'après eux. Il faut reconnaître qu'il ne respire pas l'humilité. Mais avec quelques recherches, on trouve de nombreux exemples de beffroi très élevé, ne serait-ce que pour affirmer la puissance civile sur celle du pouvoir religieux, spécialiste également des hauts clochers. Les batailles de clochers n'ont donc pas été inventées par les socialistes ni les communistes.


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