L'Art Déco au cinéma V

29 avril 2019

Lilies of the field, 1930

Un film du réalisateur Alexander Korda avec Corinne Griffith dans le rôle principal, introuvable aujourd'hui. On en trouve un court extrait sur Youtube uniquement. Mais on peut voir partout sur internet, parfois mal légendé, une photo de l'actrice, déguisée en bouchon de radiateur d'une voiture moderne streamline, on ne peut plus Art Déco.


Laurel & Hardy - Blotto, 1930

Le titre a été traduit en français par Quelle bringue !. Nos deux compères comiques, à l'inverse de Charlie Chaplin, si classique, ont toujours su s'entourer d'une équipe proche de la modernité. Stan et Oliver ont rendez-vous au Rainbow club. S'en suivent moult quiproquos et situations comiques, l'un ayant pour tâche de trouver de l'alcool (en pleine prohibition) et l'autre d'échapper à la suspicion de sa femme. Après quelques recherches, je suis incapable de dire avec certitude si le décor du club est réel ou fictif. Vu sa complexité, je pencherais toutefois pour la première proposition. Je vous laisse vous faire un avis avec les images suivantes.


Feet First - Harold Lloyd, 1930

Dans le film Les pieds devant, Harold Lloyd se débat au dessus du vide, accroché à la façade d'un immeuble Art Déco. Autant l'immeuble new-yorkais existe (il n'est pas vieux à l'époque du film) autant les scènes du héros s'ébrouant dans le vide ont-elles recréé un décor simple avec un joli motif Art Déco.


The wonder of women, 1929

Un film aujourd'hui perdu. Seuls subsistent quelques photos et des extraits de bandes sons. On sait donc qu'il s'agit d'un film parlant. Je ne suis donc pas en mesure de vous parler de son histoire mais je peux vous dire que le film a été tourné en grande partie dans la T.G. Wilkinson house, que l'on doit à l'architecte Leslie Ayres. Une bien jolie maison, assurément.


Frau im Mond, 1929

Ce qui est remarquable dans le film muet La femme sur la lune de Fritz Lang, adapté du roman de Thea von Harbou, c'est le travail visuel de la fusée et de la lune. Bien avant Hergé et son Objectif Lune, un gros travail avait déjà été effectué par l'équipe de ce film futuriste : la presse qui agite la peur des extra-terrestres et qui appelle un graphiste pour créer une image de « chauves-souris de l'espace », la fusée, très stable, de forme aérodynamique et ses propulseurs, la cabine d'alunissage...


Metropolis, Fritz Lang, 1927

Ce film allemand de 1927, adapté de l'ouvrage de Thea von Harbou est signé du réalisateur autrichien Fritz Lang. Il s'agit d'un film muet en noir et blanc qui utilise des moyens gigantesques pour un film de cette époque. Le budget est colossal, le nombre d'acteurs également. Des décors d'une taille impressionnante ont dû être érigés, des plateaux de tournage sur plusieurs étages ont dû être construits et de très belles maquettes ont été fabriquées. Voir l'article complet sur Metropolis.


Le Vertige, Marcel L'Herbier, 1926

Ce film n'a pas la même importance que l'Inhumaine (voir plus bas), car son décor n'a pas été créé par de grands noms de la décoration et l'architecture moderne de l'entre-deux-guerre. Je ne sais pas si l'on d'ailleurs parler d'Art Déco dans ce film car tout est assez flou ; l'auteur n'a pas réédité le coup de génie de son précédent film. Ainsi, j'ai pu extraire deux images qui se rapprochent de l'Art Déco. L'une tirée d'un palais, avec des fenêtres à pans coupés, de l'intérieur alors qu'elle ne sont pas de l'extérieur (les images d'extérieur sont réelles alors que l'intérieur est un décor), et l'une extraite d'une de cabaret.


L'Inhumaine, Marcel l'Herbier, 1924

Ce film muet est un monument de l'Art Déco par ses décors de Mallet-Stevens et Fernand Léger et par ses costumes de Paul Poiret. Les images tirées du film ne sont pas de bonne qualité. Un article sur ce sujet, avec bien d'autres photos, verra bientôt le jour.


L'argent, 1924

Un film muet peu connu de Marcel L'Herbier, basé sur le roman d'Emile Zola. Il y est question de banques, d'investissements, d'escrocs (pardon pour le pléonasme), de la haute société... Ce qui est passionnant ici, c'est qu'il n'y a aucune tentative de situer les décors du film dans le contexte du livre, qui lui est antérieur de 32 ans seulement.

Ainsi, tout est révélateur de son époque. La banque est moderne, le club est moderne, la musique tourne autour du jazz et du music-hall, référence non dissimulée aux États-Unis.


Aelita, reine de Mars, 1924

Pas vraiment Art Déco, je tenais à dire un mot de ce film muet incroyable pour l'époque, film soviétique du réalisateur Yakov Protazanov, inspiré du roman de Tolstoï. Je passe sur l'histoire, où il est question d'extra-terrestres. Il est surtout question de révolte. Le film utilise des costumes et des décors particulièrement osés et audacieux, parfois à la limite du cubisme.


La vidéo Youtube accessible gratuitement, dans sa version anglaise, Aelita, Queen of Mars.





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