L'Art Déco au cinéma IV

Mis à jour le 24 août 2019

Ce sont les films les plus anciens qui sont développés ici, sur cette quatrième page, les films des années 20 et 30 uniquement, tous muets ici, bien que le cinéma parlant fasse ses débuts en 1927 et bien sûr tous en noir et blanc, par définition. Dans ces années là, l'Art Déco n'est pas exhubérant et ne ressemble par forcément à ce que l'on connaît très bien aujourd'hui mais il commence à s'installer tout doucement ; il est synonyme alors de modernité..


Dick Tracy, 1990

Il y aurait beaucoup à dire sur cette adaptation du comics des années 30 mais je ne suis pas spécialiste du tout et nous allons nous concentrer sur l'Art Déco. Il me semble que, contrairement au Batman de Tim Burton, le Dick Tracy de Warren Beatty, d'un an son cadet, a loupé quelque chose au niveau esthétique. Cela vient peut-être d'une franche volonté de ressembler le plus possible à la bande dessinée mais l'architecture est principalement celle du Chicago ou du New-York de 1880-1890, pas désagréable mais pas moderne pour deux sous, comme on peut le voir dans la première image tirée du film ci-dessous. Les autres nous montrent des détails heureusement Art Déco.


The Rocketeer, 1991

À Los Angeles, les histoires d'un passionné d'aviation, qui invite un engin portable pour s'envoler. En dehors du décor en carton pâte typique de ces années, on trouvera dans ce film du réalisateur Joe Johnston un gros travail sur les moyens de transport de l'époque : automobile, bus, avions et même dirigeable. Certains décors se rapprochent largement de l'Art Déco, et la scène d'action finale commence sur le parking du fameux Griffith Observatory, sur les hauteurs de la ville.


Batman, Tim Burton, 1989

Un film très important dans ma jeunesse. Les décors sont directement tirés des bandes dessinées, certains sont même d'ailleurs dessinés (nous sommes dans les années 80 où les images de synthèse ne sont pas encore utilisées). Ainsi, l'Hôtel de Ville, le musée et d'autres choses encore sont issus de l'imaginaire Art Déco des créateurs du film. L'ensemble est très convaincant, je trouve.


Ghostbusters, 1984

L'action principale se passe dans l'appartement de l'héroïne incarnée par Sigourney Weaver, dans un des derniers étages d'un bâtiment Art Déco situé au 55 Central Park West. Si ce bâtiment existe, l'appartement a bien sûr été reconstitué en studio et le toit a purement et simplement été inventé. Voir l'article complet sur le film Ghostbusters.


Buck Rogers, 1939

Buck Rogers est un héros futuriste créé dans les années 20 en comics. Il connaîtra une carrière intéressante jusque dans les années 60. Certains se rappellent peut-être de la série du même nom, qui a mal vieilli. Ce héros interplanétaire a aussi connu une série de courts films de 20 minutes diffusés dans les salles de cinéma.


Wake up and live, 1937

Peu importe l'histoire racontée dans ce film, elle n'est qu'une prétexte à la musique. L'intrigue revient toujours dans un club de jazz huppé et tourne également autour d'une station de radio. Les fans des années 30 se régaleront. L'Art Déco y est présent en pointillé dans la modernité des décors. Le film est disponible sur Youtube, découpé en six parties.


Things to come, 1936

Un film britannique du réalisateur William Cameron Menzies inspiré du roman The shape of things to come de H. G. Wells traduit en français par Les mondes futurs ou parfois La vie future. Visionnaire, l'histoire prévoit une guerre interminable qui débutera en 1940 et qui mobilisera particulièrement l'aviation. Le film s'étend ensuite sur tout le XXème siècle et déborde très largement sur le XXIème. En gros, il s'agit d'un film futuriste. Ce qui est intéressant, c'est la façon dont son traités l'architecture et les moyens de transport censés être futuristes. Eh bien l'Art Déco n'est jamais loin !




Cleopatra, 1934

Des Cleopatre au cinéma, il y en a eu plus d'une. Ici, c'est Claudette Colbert, mise en scène par Cecil B. DeMille qui va nous intéresser. L'Art Déco, vous le savez, c'est aussi un regain d'intérêt pour l'Egypte ancienne, après la couverte de la tombe de toutankhamon. C'est peut-être en partie ce qui a motivé ce film. Et, juste retour des choses, le décor est très proche de l'Art Déco pour tout ce qui entoure la reine d'Egypte. Il y a fort à parier qu'à l'époque, les décorateurs et créateurs de costumes n'en avaient même pas conscience.


King Kong, 1933

Cette première version du mythe du roi des gorilles des réalisateurs Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack se déroule dans deux décors principaux : la jungle et Manhattan. À New-York, les buildings mis en avant sont le tout neuf Empire State Building, que King Kong gravira et le Christler Building (1925) que l'on voit nettement en arrière plan sur les images de cette photographie qui mélange maquette et images réelles.


Child of Manhattan, 1933

Un film sans grande importance aujourd'hui, un film qui n'a pas passé les années. Une histoire d'amour impossible, de divorce, d'enfant mort né... bref, vous voyez le tableau. Ce film tourne autour de l'actrice Nancy Carroll. Le décor des images ci-dessous est une toile peinte représentant une ville imaginaire, très largement Art Déco.


Le film est disponible en intégralité sur Youtube (2h44). C'est une chance !




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