L'Art Déco au cinéma III

03 septembre 2018

Mis à jour le 8 mai 2019

Une page intermédiaire avec des films anciens (comme diraient mes enfants), des films des années 80 et 90 et des films sensiblement plus anciens encore. Voyez le trou abyssal que je laisse entre 1984 et 1937. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues pour m'aider à le combler. Je cherche, je cherche mais pour l'instant je n'ai rien trouvé du tout ; je n'ai même pas de pistes. Notons un trou bien réel aussi entre 1995 et 2005.


Inside Man, 2006

L'intrigue de ce film de Spike Lee avec Denzel Washington et Jody Foster se déroule dans et devant le gratte-ciel new-yorkais du 20 Exchange Place, dans le quartier de la bourse, Manhattan Sud, qui abrite une banque dans ses étages inférieurs.

Un article à venir.


The Fantastic four, 2005

Nous sommes dans la ville de New-York, le building dans lequel sont hébergés les quatre super-héros est Art Déco. Il s'agit d'un bâtiment imaginaire ; plusieurs plans ainsi que des images numériques l'ont fait naître sur la pellicule. Voir l'article complet sur Les Quatre Fantastiques.


Batman Forever, 1995

Batman et sa ville de cœur, Gotham city, ont largement leur place sur ce site. Le film Batman Forever, une espèce de suite du film de Tim Burton (voir plus bas) est lui-aussi très proche de l'Art Déco. Il y a une petite cinématique avant le générique dans laquelle la ville défile en 3D (ce qui n'était pas si ordinaire à l'époque). Et bien sûr, tout y est exclusivement Art Déco, de l'architecture à l'ornementation. L'immeuble de la police et d'autres constructions sont également de la période mais tout est fictif.


The Mask, 1994

Ce film, a l'instar de Batman, se passe dans une ville fictive, très inspirée par l'Art Déco comme le prouve les images du début et de fin de films. On retrouve également l'Art Déco dans la banque dans lequel travaille le héros et dans le club Coco Bongo, dans lequel plusieurs scènes seront tournées. Les scènes d'extérieur semblent avoir été tournées entre New-York et Miami (pour le club).


The Hudsucker Proxy, 1994

En français, Le grand saut, un film complètement déjanté des frères Coen, qui commençaient à l'époque à se faire bien connaître de milieu Hollywoodien. L'histoire développe de façon imaginaire l'invention du hula hoop dans en 1958. Alors film de 1994 qui se passe en 1958, où est l'Art Déco, me demanderez-vous ? C'est que l'action principale se déroule dans les bureaux et au sous-sol d'un grand immeuble New-Yorkais Art Déco, avec vue sur la skyline de New-York, pour l'occasion totalement fantasmée et composée uniquement de buildings Art Déco. Un ovni dans le monde du cinéma.


The Rocketeer, 1991

À Los Angeles, les histoires d'un passionné d'aviation, qui invite un engin portable pour s'envoler. En dehors du décor en carton pâte typique de ces années, on trouvera dans ce film du réalisateur Joe Johnston un gros travail sur les moyens de transport de l'époque : automobile, bus, avions et même dirigeable. Certains décors se rapprochent largement de l'Art Déco, et la scène d'action finale commence sur le parking du fameux Griffith Observatory, sur les hauteurs de la ville.


Dick Tracy, 1990

Il y aurait beaucoup à dire sur cette adaptation du comics des années 30 mais je ne suis pas spécialiste du tout et nous allons nous concentrer sur l'Art Déco. Il me semble que, contrairement au Batman de Tim Burton, le Dick Tracy de Warren Beatty, d'un an son cadet, a loupé quelque chose au niveau esthétique. Cela vient peut-être d'une franche volonté de ressembler le plus possible à la bande dessinée mais l'architecture est principalement celle du Chicago ou du New-York de 1880-1890, pas désagréable mais pas moderne pour deux sous, comme on peut le voir dans la première image tirée du film ci-dessous. Les autres nous montrent des détails heureusement Art Déco.


Batman, Tim Burton, 1989

Un film très important dans ma jeunesse. Les décors sont directement tirés des bandes dessinées, certains sont même d'ailleurs dessinés (nous sommes dans les années 80 où les images de synthèse ne sont pas encore utilisées). Ainsi, l'Hôtel de Ville, le musée et d'autres choses encore sont issus de l'imaginaire Art Déco des créateurs du film. L'ensemble est très convaincant, je trouve.


Ghostbusters, 1984

L'action principale se passe dans l'appartement de l'héroïne incarnée par Sigourney Weaver, dans un des derniers étages d'un bâtiment Art Déco situé au 55 Central Park West. Si ce bâtiment existe, l'appartement a bien sûr été reconstitué en studio et le toit a purement et simplement été inventé. Voir l'article complet sur le film Ghostbusters.


Wake up and live, 1937

Peu importe l'histoire racontée dans ce film, elle n'est qu'une prétexte à la musique. L'intrigue revient toujours dans un club de jazz huppé et tourne également autour d'une station de radio. Les fans des années 30 se régaleront. L'Art Déco y est présent en pointillé dans la modernité des décors. Le film est disponible sur Youtube, découpé en six parties.



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