L'Art Déco au cinéma II

01 février 2018

Ip Man 2, 2008

Ce film chinois a recréé entièrement un quartier de Hong-Kong des années 30, en dur et en images de synthèse. On peut voir des halles couvertes et l'appartement du héros. Le combat final se passe dans une salle de bal qui est peut-être réelle tellement elle est grandiose et magnifique, je n'ai pas réussi à trouver d'information sûre. Voir l'article complet sur Ip Man 2 avec davantage d'informations et de photos..


Faubourg 36, 2008

Le film de Christophe Barratier a beau rester dans une unité de temps, l'année 1936 (sauf la toute fin), il alterne les esthétiques autant dans les arts visuels que dans la musique, et c'est ce qui fait l'intérêt du film. Le théâtre des années 1910 a clairement du mal à effectuer la transition vers les années folles. Quand elle finira par s'effectuer, pour le plus grand bonheur du public, ce sera vers des décors Art Déco très réussis. Le décor du patron malhonnête est également Art Déco.


Superman Returns, 2006

Ce film de qualité correcte est également appelé Superman V. Clark Kent, alias Superman, ainsi que son amie et co-héroïne de la franchise Loïs Lane, travaillent en tant que journalistes au Daily Planet. L'immeuble hébergeant la rédaction de ce journal est tout à fait de style Art Déco. Mais il faut avouer qu'il y a toutefois quelques maladresses. Le toit du bâtiment en fait trop (comme dans SOS Fantômes) et on ne comprend pas bien le rôle de ces colonnes, pseudo gothique flamboyant anglais de la salle de rédaction.... L'ascenseur n'est pas vu en détail mais il semble bien fichu.


Batman, Tim Burton, 1989

Un film très important dans ma jeunesse. Les décors sont directement tirés des bandes dessinées, certains sont même d'ailleurs dessinés (nous sommes dans les années 80 où les images de synthèse ne sont pas encore utilisées). Ainsi, l'Hôtel de Ville, le musée et d'autres choses encore sont issus de l'imaginaire Art Déco des créateurs du film. L'ensemble est très convaincant, je trouve.


Ghostbusters, 1984

L'action principale se passe dans l'appartement de l'héroïne incarnée par Sigourney Weaver, dans un des derniers étages d'un bâtiment Art Déco situé au 55 Central Park West. Si ce bâtiment existe, l'appartement a bien sûr été reconstitué en studio et le toit a purement et simplement été inventé. Voir l'article complet sur le film Ghostbusters.


Grand Hotel, 1932

Le film d'Edmund Goulding se passe dans un hôtel tout à fait moderne. Le réalisateur ne propose jamais de plans détaillés, ne s'attarde pas sur le décor de l'hôtel. Il faudra se contenter de captures d'écran sans gros détails visibles.


Feet First - Harold Lloyd, 1930

Dans le film Les pieds devant, Harold Lloyd se débat au dessus du vide, accroché à la façade d'un immeuble Art Déco. Autant l'immeuble new-yorkais existe (il n'est pas vieux à l'époque du film) autant les scènes du héros s'ébrouant dans le vide ont-elles recréé un décor simple avec un joli motif Art Déco.


Le Vertige, Marcel L'Herbier, 1926

Ce film n'a pas la même importance que l'Inhumaine (voir plus bas), car son décor n'a pas été créé par de grands noms de la décoration et l'architecture moderne de l'entre-deux-guerre. Je ne sais pas si l'on d'ailleurs parler d'Art Déco dans ce film car tout est assez flou ; l'auteur n'a pas réédité le coup de génie de son précédent film. Ainsi, j'ai pu extraire deux images qui se rapprochent de l'Art Déco. L'une tirée d'un palais, avec des fenêtres à pans coupés, de l'intérieur alors qu'elle ne sont pas de l'extérieur (les images d'extérieur sont réelles alors l'intérieur est un décor), et l'une extraite d'une de cabaret.


L'Inhumaine, Marcel l'Herbier, 1924

Ce film muet est un monument de l'Art Déco par ses décors de Mallet-Stevens et Fernand Léger et par ses costumes de Paul Poiret. Les images tirées du film ne sont pas de bonne qualité. Un article sur ce sujet, avec bien d'autres photos, verra bientôt le jour.



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