Notre-Dame du Sacré-Coeur de Miribel

27 août 2014

Cette statue monumentale de la Vierge à l'enfant est aussi appelée Vierge du Mas Rillier, du nom du quartier de la ville de Miribel dans l'Ain où elle fut érigée. Son nom complet est Notre-Dame du Sacré-Cœur, espérance des désespérés. Il s'agit d'une oeuvre de l'architecte lyonnais Mortamet et du sculpteur Georges Serraz, commandée par le père Thomas en 1934. Elle est inaugurée le 5 juillet 1941, en pleine guerre mondiale.

La sculpture en chiffres

La statue a demandé l'utilisation de 650 m3 de béton (moulé) et 35 000 kg d'acier.
Elle pèse 440 tonnes.
hauteur : 32,60 mètres, une des plus hautes Vierge d'Europe.
Elle comprend un escalier intérieur de 151 qui permet d'accéder à une terrasse située dans la couronne de la Vierge.
Une association locale propose des visites payantes tous les mardis après-midi.


Une sculpture Art Déco

En rentrant dans le détail du travail du sculpteur, on reconnaît des traits caractéristiques de la période, comme un visage marial aux traits très dessinés, des motifs en spirale dans la coiffe de l'enfant Jésus, des drapés de robe et de voile en vague, des membres et des doigts allongés.

Dans un autre domaine, le travail sur les motifs est lui-aussi propre à la période. Vous reconnaîtrez la croix en sautoir, identique au central de Rolland Garros, construit dans les mêmes années. Les motifs ornant le bas de la robe de Marie sont des symboles chrétiens, dessinés de façon très schématique. En retrouve la dualité Art Déco : des motifs géométriques, encadrés un carré, le tout, incliné et entourant une jambe, pour retrouver la fusion des lignes et des courbes.

C'est ce qui anime également les motifs de la porte, exception faite du motif grec de la bande centrale.

Visage de la mère et de l'enfant
Motif croix en sautoir
Serpent au pied de la Vierge

Typographie

On reconnaît la typographie préférée de la période, sculptée ici en bas-relief.

Notre-Dame du Sacré-Coeur, espérance des désespérés
Vue de l'arrière
Vue de l'arrière

Le Campanile

Le Campanile est d'exécution plus tardive. ll faut construit en 1946 par Louis Mortamet, toujours à la demande du Père Thomas qui souhaitait y loger un carillon de 45 cloches, trop imposant pour être abrité par la Madone. L'objet est, paraît-il, à la pointe de l'art, ce qui justifia son classement aux monuments historiques (fait rare pour un carillon) en 1992. Cette tour, bien que construite dans les années 50, nous rappelle les tours de Perret d'Amiens (1942) et surtout de Grenoble (1925).

On y retrouve la croix en sautoir dans les fenêtres et la porte. Cette dernière ne pourra pas être assimilée à une porte Art Déco.


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